Edito

Bonjour et bienvenue sur le blog du réseau Ecologie Bleue du Rhône !

Ce blog est un lieu d'information mais aussi de dialogue et d'échanges sur le thème du développement durable.
Il s'adresse en priorité à toutes celles et tous ceux qui souhaitent placer l'écologie au coeur des décisions politiques, et qui refusent les solutions simplistes ou radicales.
N'hésitez donc pas à nous faire part de vos réactions ou commentaires sur les sujets qui vous touchent.
Ce blog doit s'enrichir de vos contributions.

Rappelons qu'Ecologie Bleue est l’une des cinq formations politiques fondatrices de l’UMP. Affiliée au réseau France Bleue, elle est dirigée nationalement par Patrice Hernu.
Si vous souhaitez réagir, participer à nos débats, travaux et actions, ou développer au niveau local notre réseau, contacter Alain GARCIA à l’adresse suivante : alaingarcia8@aol.com

Profil

  • Alain Garcia
  • Le blog de Alain Garcia
  • Homme
  • 25/05/1967
  • A 40 ans, responsable commercial dans une grande entreprise du secteur de l'énergie, je suis très impliqué dans le domaine du développement durable. Engagé politiquement, je suis responsable départemental d'Ecologie Bleue et de France Bleue.

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Lettre de France Bleue n° V

Editorial : pour le mieux disant écologique des trois programmes environnementaux

  • Le premier tour des élections présidentielles aura apporté de nombreux enseignements.
    Il en est un que nous ne cessons de répéter depuis de nombreuses années : l'écologie ne peut plus, elle ne doit plus, être "partisane", c'est à dire un object sectoriel d'un parti sectoriel. Elle ne peut, elle ne doit, être qu'une écologie vraiment politique, c'est à dire accompagnant une famille politique identifiée, identifiable et manifestant clairement sa volonté de construire une écologie réelle qui lui soit propre et non une écologie de la confusion et de l'impuissance comme certains ont tenté en vain de la construire pour en vider les partis, sans d'ailleurs l'avoir vraiment voulu. Evitons les faux procès.

    Cela n'empêche pas des réseaux comme France Bleue d'être très large et de pratiquer le dialogue avec tous les écologistes, les écologistes de droite, de centre et de gauche (c'est à dire également des Verts).

    Mais, le constat est implacable ! Les petits partis écologistes encore indépendants avant les élections présidentielles
  • soit, n'ont pu se présenter comme Génération Ecologie ;
  • soit, ont du prendre acte "que le temps était venu de franchir le cap d'un grand (éventuel futur) parti", tels CAP21 de Corinne Lepage (moins de 1% avant de renoncer) et le MEI d'Antoine Waetcher ;
  • soit, ont du renoncer à se présenter par la nécessité que l'élection implique de baisser le masque comme Nicolas Hulot et l'Alliance ;
  • soit, enfin, se sont condamnés à devenir grouspusculaires et sans pouvoir comme le montrent leurs résultats, ainsi les Verts de Dominique Voynet ou le parti mort-né de José Bové.

    Et nous ?

    Nous avons toujours eu la vocation à travailler avec les écologistes d'une large majorité présidentielle de droite et de centre. Ce projet a été malmené par les pesanteurs : la droite a souvent été tentée faire son marché a minima dans le panier des Verts plutôt de faire confiance à sa propre sensibilité écologiste.

    Mais, le projet d'une droite et d'un centre développant son propre projet reste le notre. Il est même devenu incontournable. D'abord, le repère Vert n'existe plus. Ensuite, Nicolas Sarkozy, d'abord tenté par Nicolas Hulot -et c'est compréhensible - a bien intégré cette nécessité. Enfin, l'écologie est historiquement née du projet le plus éclairé de la droite et du centre, bien avant l'existence de partis écologiques : au moment de redonner confiance à notre pays dans le Monde, et donc, de faire sa part aux questions de la planète et du vivre ensemble, il est utile de se le rappeler.

    L'heure n'est donc pas encore venue de retailler les groupuscules ni d'appeler à d'imaginaires Epinay de l'écologie sans base militante ni ancrage politique clair. L'heure est à la clarté des choix.

    A gauche, -mais nous n'avons pas de leçon à donner à Bruno Rebelle-, les Verts n'ont rien de mieux à faire que de former une structure écologiste conjointe avec le parti Socialiste. Ce projet est en route sauf pour ceux qui choisiront ou ont déjà choisi l'extrême gauche avec José Bové par exemple. L'écologie, de droite et de gauche, y gagnera en puissance car, diverse quant aux moyens, elle est unie sur les objectifs.

    Au centre, Corinne Lepage semble avoir pris effectivement acte qu'une écologie transversale de la gauche à la doite, à la Hulot, n'était qu'un leurre. Corinne Lepage s'emploie à regrouper, en vue des législatives, les siens, les Verts socio-démocrates et les partisans traditionnels tant du ni-ni qui voient dans le projet de Bayrou une suite du vieux projet de Waetcher que du "et-et" selon la thèse Lalondiste dite de "l'essuie-glace".

    A droite, nous sommes un des élements centraux d'une écologie politique libérée, réelle et pragmatique pour reprendre le terme de France Ecologie. Si demain, elle doit être rassemblée, c'est pour construire dans le camp naturel de la future majorité présidentielle que formera demain Nicolas Sarkozy avec la droite, le centre et les écologistes dont certains sont même issus de la gauche et du centre.

    Nous verrons quelle forme devra prendre cette mouvance par nature transversale, large et apte à dialoguer avec toutes les sensibilités de cette majorité présidentielle. Il appartiendra alors à Corinne Lepage de s'y intégrer ou pas selon son degré d'indépendance de mouvement par rapport à François Bayrou que nous aurions voulu dans cette géométrie, pour des raisons historiques et parce que beaucoup d'entre nous en sommes issus.

    Notre réseau dépasse cette recomposition que nous appelons de nos voeux au sein de la majorité présidentielle autour de Nicolas Sarkozy. Mais il serait hypocrite de cacher que nous sommes majoritairement dans ce courant.

    Pour ma part, à titre personnel, j'appelle donc sans ambiguïté les écologistes réalistes de droite, de centre et centre gauche à se mobiliser pour Nicolas Sarkozy. Je les appelle également demain à se fédérer en sensibilité transversale pour oeuvrer aux cotés de ceux qui, déjà aux cotés de Nicolas Sarkozy, ont, à leur façon, ouvert la voie et ont permis l'émergence d'un programme qui, parmi tous les candidats, sans forcément être en total accord avec toutes nos propositions, représentait clairement le "mieux disant écologiste".

    Patrice Hernu
    Président du réseau France Europe Planète Bleue

    La suite de dossier "Propositions des candidats", a été établi avant le permier tour. Nous ne l'avons pas modifié !

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Bayrou-ecologie-et-dd.jpg  
   
     

Sur quoi se sont réellement engagés les trois principaux candidats ?

 

Il faut distinguer :

1. Ce qui engage vraiment : la profession de foi du premier tour

Vous  les trouverez ci-dessous extraits et replacés dans leur contexte candidat par candidat.
Constat : on est loin du débat tel que nous l'avons posé. Mais, cela représente le socle dur des engagements et la base de la discussion pour les reports du second tour.

2. Ce qui engage un peu, le livret distribué aux électeurs, ou vaguement, les pages sur le net

3. Ce qui n'engage que ceux qui veulent y croire : l'affichage sectoriel, tout le reste et notamment les déclarations des conseillers

On est plus proche des éventuels programmes d'un éventuel futur gouvernement.

4. Enfin, il faut ajouter à ce tableau les évolutions politiques en vue du second tour, puis celles qui viendront de la nécessité du candidat élu de former si c'est possible, une majorité à l'assemblée nationale.

 
   
 
     

Bayrou : le pacte, rien que le pacte, tout le pacte

  La circulaire de François Bayrou comporte un texte personnel où il expose ce qui lui tient vraiment à coeur et qui "rendra son équilibre à notre pays". Réforme de l'Etat, fossé riches-pauvres, retraites, école, banlieues, dépassement des clivages, démocratie, changement, tout y est. Sauf l'écologie ! Elle est déléguée à Nicolas Hulot (via Corinne Lepage).

Vient ensuite le programme d'action : il comporte 18 points.

Là, l'écologie est présente ! C'est le point n°2 (ci-dessous). Programme : tenir les objectifs du pacte de Nicolas Hulot. Liste un peu facile certes ! Mais cela fait du programme de François Bayrou, celui du "plus disant écolo", complété par l'affichage le plus volontariste avec Corinne Lepage et Antoine Waetcher. Ce n'est pas encore une vraie culture de l'écologie puisqu'elle est doublement déléguée. Mais, cela avance. Du courage aussi, par exemple sur le point n°15 où le soutien à l'agriculture est assorti de conditions sur l'agriculture raisonnée et biologique.

Circulaire_officielle_Bayrou.pdf  
   
     

Royal : clin d'oeil vers les écologistes de gauche et de l'Alliance

  La circulaire de Ségolène Royal débute également par un texte personnel où elle rappelle les grands thèmes de sa campagne. Des généralités "à sa façon". "Je vous ai écoutés", "un ordre juste", "je vous garantis", "je veux réconcilier", "la diversité", "je", "vous", puis "nous". "La France Présidente se relève avec vous."

Bref, les problèmes du monde et de la planète n'existent pas vraiement. Pas de vague sur la scène où se conduisent les vraies batailles. Ensuite, elle énumère les nouvelles règles : "Je veux avec vous" tout faire sauf que pour intégrer l'éthique et l'urgence environnementales, il n'y a pas un mot personnel !

: un débat public sur l'énergie (donc "attendre"), encourager fiscalement les Enr (développer les aides directes et les tarifs de rachat, ce qui va alourdir la dette des générations futures - voir la future crise allemande à cet égard- et va à l'encontre d'une écologisation globale de la fiscalité) et décréter un moratoire sur les OGM (donc ne pas décider). Bref, c'est un programme "non disant" qui donne le sentiment de s'adresser plus aux Verts et l'extrême gauche qu'aux électeurs socialistes. Du à l'habileté politique de Bruno Rebelle en vue du second tour ou à l'application du principe de précaution (?), ce programme semble surtout soucieux d'organiser des débats pour prendre l'opinion publique à témoin plutôt que de proposer des solutions efficaces. Bruno Rebelle, grâce à son talent, parviendra t-il à permettre au PS de rattraper son retard ?

Circulaire_officielle_Royal.pdf  
   
     

Sarkozy : l'écologie va de pair avec l'action internationale de la France

  Changement de format ! Le programme du candidat Sarkozy est une longue lettre. Au chapitre des générations futures, il insiste sur le développement durable plus que sur l'environnement au sens strict et surtout replace l'efficacité et la "révolution écologique" nécessaire au coeur de l'action internationale de la France. A défaut de se payer de mots et de propositions, c'est donc clairement le programme le "mieux disant".

Evitant judicieusement toute référence à Nicolas Hulot et aux idées toutes faites, il fait assaut certes pour les uns de marketing politique, mais aussi pour les autres de bonne compréhension du sujet ou d'intelligence du domaine ! Mais, le fait est là : l'écologie, c'est la culture du mieux et de la reconquête du temps face au plus et à l'attentisme.

Nous aurions certes préféré une plus grande place et des précisions sur la fiscalité environnementale. Car, c'est un point central. Mais, en revanche, l'esprit de la démarche est clairement le notre.

Nous sommes persuadés que là aussi un esprit constructif de dialogue prévaudra et que, demain, Nicolas Sarkozy s'appuiera plus sur une sensibilité militante et une expertise partagée.

Circulaire_officielle_Sarkozy.pdf  
   
     

Conclure ?

Conclure ?

A chacun de se poser les bonnes questions.

Aujourd'hui l'écologie n'a pas de frontière. Tout se joue à l'échelle européenne et internationale.

C'est le sens des questions certes techniques que nous avons posé aux candidats. Les experts ont répondu à leur place, avec enthousiasme. Nous diffuserons objectivement leurs réponses si elles nous parvenaient.

Nous avions promis un quizz pour le second tour. Mais au fond, c'est simple.

1- Voulez-vous que la France maintienne son avance dans la lutte contre l'effet de serre en maintenant à un haut niveau la mobilisation de ressources non contributives à l'effet de serre et non destructices de la part renouvelable des énergies et des ressources (eau et matières premières) et donc en refusant une sortie totale ou partielle du nucléaire ?

2- Voulez-vous que la France développe une politique internationale, notamment via l'Europe, apte à entraîner l'économie internationale dans des voies plus amies de la planète, de ses ressources en eau et de sa capacité à se nourrir, de manière à ne pas gaspiller ses ressources ou doit-elle foncer isolée bardée de taxes, de réglements et d'édits sans écologiser autrement qu'en surface son dispositif fiscal ?

3. Voulez-vous une écologie réelle qui donne des fruits tangibles ou préférez-vous des discours mobilisateurs qui puissent satisfaire l'égo politiquement vertueux des discoureurs ?

A chaque électeur de répondre ou même de refuser ces questions ! Chacun a sa place dans notre réseau qui est avant tout un lieu de trvail.

Mais au final, même si nous regrettons que l'écologie n'ait pas sa place, selon nous, nécessaire, ceci dans chacun des partis, à en juger par les circulaires officielles, même si nous regrettons que loin d'installer l'écologie dans le débat, le pacte l'a finalement réduit (à l'aune des sigles consacrés à ces questions dans les professions de foi), il apparaît que les programmes officiels des candidats sont respectivement, du point de vue écologique :

  • le "mieux disant" pour Nicolas Sarkozy ;
  • le "plus disant" pour François Bayrou ;
  • le "non disant" pour Ségolène Royal.

    Se trouvent ainsi délimitées
  • une écologie de mobilisation,
  • une écologie de conciliation
  • et, enfin, une écologie de contestation.

    Les électeurs les ont implicitement classées.*

    Et les autres candidats ?

    Epiphénomène ? L'écologie incitative de Frédéric Nihous est un bol d'air frais. Mais il ne faut pas mettre tous les autres écologistes dans le même sac. Il y a des points non mineurs sur lesquels nous sommes d'accord avec lui. Marie-Georges Buffet en opposant économie de marché et écologie confond tout. Si l'écologie devient le prétexte à une nouvelle dictature d'Etat, elle se renie elle-même. José Bové parle de nouveau modèle de développement. Il n'a pas tort. Mais quelle révolution pour reprendre le terme de Nicolas Sarkozy. Partout dans le Monde, quand les altermondialistes sont au pouvoir, ils deviennent des alter-libéraux et s'allient avec les nations les plus puissantes (les USA) et les néoconservateurs ! Les plus écologistes comme, à l'inverse, les plus atlantistes, ne sont pas toujours ceux que l'on croit !

    Et Dominique Voynet ?

    Qu'elle est verte sa profession de foi ! Tout y est de la corne d'abondance des "Il faut qu'on..." Mais, sur les moyens politiques réels, peu de propositions viables dans ce monde si difficile ! Qui ne voit pas que les soutiens actifs, passifs, acceptés ou suggérés de Daniel Cohn-Bendit (passé maintenant à Bayrou-Royal - on s'y perd -), Nicolas Hulot, Allain Bougrain-Dubourg, Noël Mamère et Yves Cochet ne renforcent que la notorité et la légitimité des signataires sans apporter une once de crédibilité à un mouvement dont cette élection marque peut-être la fin. Une certaine vague médiatique l'aura tué car, une vague chasse l'autre. Bien qu'en opposition avec les Verts, nous sommes les premiers à le regretter. Il n'est pas certain que le débat y gagne demain en clarté. Nous ferons néanmoins tout pour préserver cela.

    Au fond, le plus lucide, à sa façon, est encore Olivier Besancenot.

    Dans sa profession de foi, il dénonce indirectement ses "petits camarades" en expliquant que pour eux, "l'enjeu écologique est l'occasion d'une grande hypocrisie". Il évoque ainsi la signature du pacte, les discours et la logique productiviste d'une gauche qui, incapable de lutter contre les formes de la mondialisation, se recycle dans le vert pour retrouver l'apparence d'une légitimité perdue. Et du coup, il ne s'y trompe pas. Refusant le pacte de Hulot, considéré comme le masque politiquement correct d'une gauche perdue, Besancenot propose un programme qui heurte de front l'écologie de droite et de centre : pas d'OGM, sortie du nucléaire même si cela mène à descendre le niveau des Enr à 4% comme en Allemagne, lois d'exception contre les entreprises. Comme il dit <"Voilà les véritables priorités", rappelant que la politique reste maîtresse et que, réchauffement climatique ou pas, le vrai combat est (pour lui) entre les défenseurs de la liberté et ceux qui veulent imposer un ordre moral par le haut. "Qu'il se prétende juste" doit le faire sourire !

    Evidemment, nous n'adhérons à aucune de ces thèses mais Besancenot a au moins compris que l'écologie ne peut être une addition de mesures programmatiques, que c'est un combat politique de société et que, sur ce point, Hulot s'est trompé. On verra bientôt à quel point ! Besancenot a également compris qu'il n'y avaot que deux vrais programmes : celui de la contestation, le sien, et celui du réalisme. Il en est de l'écologie comme du reste désormais. C'est la grande leçon.

    Oui, l'écologie est un combat politique.

    A ce point, il n'est inutile de rappeler que notre réseau est totalement indépendant de tout parti politique. Il n'empêche que l'écologie est politique et qu'un réseau peut s'engager sans forcément traduire l'opinion de tous ses fidèles. Le temps est venu de peser dans les grands partis.

    Notre choix est simple : comme le disent déjà d'autres outrés du refus du respect républicain, face au TSS (tout sauf sarko), nous préférons donc le STS (Sarkozy, tout simplement) !

    Nous n'avons pas le monopole : une analyse un peu divergente de "Echo Nature" en lien ci-dessous :
http://www.echo-nature.com/inf/actu.cgi?id=2613


* Document établi avant les résultats du premier tour

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