Edito

Bonjour et bienvenue sur le blog du réseau Ecologie Bleue du Rhône !

Ce blog est un lieu d'information mais aussi de dialogue et d'échanges sur le thème du développement durable.
Il s'adresse en priorité à toutes celles et tous ceux qui souhaitent placer l'écologie au coeur des décisions politiques, et qui refusent les solutions simplistes ou radicales.
N'hésitez donc pas à nous faire part de vos réactions ou commentaires sur les sujets qui vous touchent.
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Rappelons qu'Ecologie Bleue est l’une des cinq formations politiques fondatrices de l’UMP. Affiliée au réseau France Bleue, elle est dirigée nationalement par Patrice Hernu.
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Profil

  • Alain Garcia
  • Le blog de Alain Garcia
  • Homme
  • 25/05/1967
  • A 40 ans, responsable commercial dans une grande entreprise du secteur de l'énergie, je suis très impliqué dans le domaine du développement durable. Engagé politiquement, je suis responsable départemental d'Ecologie Bleue et de France Bleue.

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Lettre de France Bleue n° VI


Nous consommions du travail (Ricardo-Marx), nous consommons du carbone fossile...

Spécial colloque Défense et Environnement ce mardi 10 juillet matin - IHEDN

Ce samedi "3 fois 7" est également la grande journée proposée par Al Gore : Live Earth. Que vive notre terre ! Suivre et revoir Live Earth - Articles et vidéos

Jean-Louis Borloo appelait la veille tous ceux qui en ce jour exprimeront leur joie de vivre à se joindre en coeur et en pensée à cette aspiration des millions de fois partagées tout autour de notre planète. Peut-être des milliards de fois.

Mais, cela ne suffira pas !

Le coeur est certes indispensable pour garder vivante la biodiversité comme pour préserver, sans béquille, la beauté de nos paysages et le climat si varié qui les a engendrés et qui les entretient. Car, la Terre est le grand jardin de toutes les traditions universelles.

La pomme, ce carbone des origines, est faite pour l'écosystème dont elle est un élément et donc elle est également là pour nourrir l'Homme. Elle n'est pas faite pour sa consommation. Voilà "La" Différence que nous redécouvrons par la force des choses, c'est-à-dire par le cri d'une Nature abusée.

Nous disons souvent ici qu'issus d'une "économie du travail", telle que l'ont pensée tant les marxistes que les libéraux dans la foulée de Marx ou de Ricardo, nous vivons désormais l'aube d'une économie du carbone lequel, en première analyse, fonde toute valeur et sa contre valeur. Le carbone que fixe la pousse des plantes est à la base de toute création. Et c'est ainsi que dans la société post-productiviste, la valeur de la vie rejoint celle de tout capital. Contrairement à ce qui est souvent avancé parce que mal compris !

Voilà l'urgence qui impose la révolution écologique à laquelle aspirent au moins en discours bien des dirigeants qui, il y a peu de temps encore, classaient ces préoccupations dans les discours sociétaux qu'imposait l'air des temps médiatiques. Croyaient-ils !

Or, c'est un programme immense - et concret, loin des considérations théoriques et éthiques qui précèdent - qui s'impose, auquel le gouvernement semble désormais adhérer :
  • écologiser la fiscalité, par exemple en surpondérant la part du carbone fossile dans l'assiette de la TVA qui mériterait dans un second temps d'être tout autant environnementale que sociale pour décourager le dumping CO2 autant que la dévaluation de fait que reprèsente dans certains pays l'absence de charges sociales et des services correspondants que la société rend aux salariés ;
  • protéger les efforts d'efficience énergétique de notre industrie ;
  • introduire la mesure du bonus carbone dans l'actualisation des bénéfices espérés de tout investissement productif ;
  • doter l'Etat d'une vision macroéconomique de la valeur carbone de manière à éclairer correctement l'approche stratégique et énergétique de nos rapports avec le reste du monde ;
  • aménager les degrés de liberté suffisants dans tous les systèmes de gouvernance...

    La liste de ces révolutions et de ces ruptures successives et nécessaires est longue... Celles qu'on entrevoit déjà et celles qu'on ne peut encore tout simplement concevoir...

    Mis à part l'énergie nucléaire, toute valeur est issue de l'accumulation de l'énergie, de l'eau et des matières premières successivement accumulées dans les cycles de production et dans la complexité des réseaux de notre économie.

    Le carbone mort, celui qui n'est pas issu de la photosynthèse, source initiale de tous les écosystèmes principaux, est de fait un emprunt aux générations futures.

    Telle est la base du raisonnement qui a conduit à proposer cet indicateur provisoire qu'est l'empreinte écologique. Les institutions officielles doivent désormais s'atteler à fournir les cadres conceptuels incontestables de cette nouvelle économie. Or, par exemple, nulle comptabilité, nul système de régulation économique, ne fait actuellement entrer l'emprunt carbone et son bilan (carbone vivant accumulé - carbone mort sorti du stock de la nature) dans la part non durable de la valeur économique des biens et des services produits. Il le faudra demain.

    Les exemples proposés dans cette lettre sont épars car, cette comptabilité n'existe pas officiellement.

    Mais ils démontrent l'urgence d'y voir clair dans tous ces indicateurs approximatifs de durabilité ou de soutenabilité. Ils mettent le doigt sur une évidence : le carbone, essentiellement le pétrole, demain surtout le charbon, irrigue toute l'économie. Et chacun de poser la question du sens global de tout cela et du geste citoyen dont nos oreilles sont repues sans que la légitimité des discours puisse être vraiment fondée.

    Si de telles comptabilités existaient, ces exemples illustreraient encore plus clairement que maintenir la dérive climatique dans une enveloppe de deux degrés, comme le propose l'Europe au Monde et comme Nicolas Sarkozy l'a finalement fait tacitement accepter au président des USA - une révolution sur laquelle bien des blasés ont fait la fine bouche mais dont on n'a pas fini de mesurer les conséquences - est un effort global qui ne peut résulter que d'une nouvelle régulation des marchés. Jacques Attali disait que nos sociétés n'avaient le choix qu'entre un libéralisme bien compris, tempéré et généralisé et la dictature éthique. Ce sera sans doute ici et là toutes les formes de panachage des deux ! Nous sommes déjà dans l'antichambre de cette ère. Il est clair que tous les micro mécanismes (ceux des territoires et ceux des acteurs économiques) devront internaliser leur part des fins globales. Appelons cela comme chacun voudra. Nous appelons cela le développement durable. Mais peu importe finalement.

    L'essentiel est que tous les instruments économiques devront intégrer progressivement cette donnée, y compris les instruments monétaires internationaux. Nous aurons l'occasion d'y revenir dans cette lettre en proposant de jeter les base d'un "Bretton Woods du carbone".

    Cette révolution ne peut donc se satisfaire des "il n'y a qu'à" ni du catastrophisme impuissant. Cela passe par une révolution économique et l'invention de nouveaux instruments de gouvernance et de marché. Quand Jean-Louis Borloo se donne pour mission de contribuer à penser l'après Kyoto, il est évidemment dans le bon chemin.

    Car, si les chants et les prières peuvent aider et convaincre la société de se mettre en mouvement, il reste que l'action est essentielle. D'une certaine façon, la politique est toujours à réinventer.

    Et dire qu'il en est que cette perspective rend malades...
 
  Patrice Hernu
Administrateur de l'Insee
Président du réseau
 
     

Combien de pétrole dans mon verre de lait ?

 
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Combien de pétrole dans mon verre de lait ?
1 litre de lait = 0,13 litres de pétrole.

1 litre de lait = 0,13 litres de pétrole

La vache, le lait, la campagne… Quoi de plus écolo à première vue ? Et pourtant : une exploitation agricole de taille moyenne (25 vaches et 150 000 litres de lait par an) utilise l'équivalent en énergie de 21 500 litres de pétrole (source : solagro).

Car les vaches ne se contentent pas de brouter l'herbe dans les champs : on doit aussi leur apporter des protéines sous forme de tourteaux de soja (importé du Brésil), du maïs (gourmand en produits phytosanitaires et en énergie), de la lumière et du chauffage pour les bâtiments, etc.

Sur le même principe, on peut estimer qu'un saucisson de 300 g "pèse" 0,11 litres de pétrole et 1 kg de veau 17 litres. Il est pourtant possible d'économiser l'énergie. Alors qu'une exploitation avec un élevage "hors sol" utilise plus de 3000 équivalent litres de fioul (EQF) par hectare, certaines fermes biologiques n'en consomment que 75 EQF par hectare.

 
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Combien de pétrole dans mon gobelet ?

 
Combien de pétrole dans mon gobelet ?
Un gobelet en plastique = 3,2 g de pétrole

Un gobelet en plastique = 3,2 g de pétrole

4 % de la production pétrolière mondiale est utilisée pour fabriquer du plastique. Le pétrole est ainsi la matière première de base d'un gobelet, d'un téléphone portable, d'un stylo ou de la moquette.

Il faut environ 2,3 litres de pétrole pour un kilo de polystyrène. A cela il faut ajouter l'énergie nécessaire pour la fabrication du plastique. Le raffinage du pétrole (séparation des différentes "phases") nécessite par exemple un chauffage à plus de 450°C.

On arrive donc à 3,2 g de pétrole pur un gobelet en plastique. On pourrait penser économiser de l'énergie en optant pour un gobelet en carton. Raté : il nécessite 4,1 g de pétrole pour sa fabrication et coûte 2,5 fois plus cher (source : MIT - Massachusetts Institute of Technology). Le recyclage des gobelets en plastique est une meilleure solution : une tonne de plastique recyclée économise 2593 litres de pétrole. Mais pour être complètement écolo, achetez-vous une mug !

 
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Combien de pétrole dans mon jean ?

 
Combien de pétrole dans mon jean ?
Un jean = 25 litres de pétrole

Un jean = 25 litres de pétrole

La fabrication d'un simple jean cause des dégâts environnementaux. La culture du coton, d'abord, nécessite beaucoup d'eau, d'engrais et de pesticides (24 % de la production mondiale de pesticides est utilisée pour le coton, qui ne représente que 5% des surfaces cultivées).

Les engins de culture consomment du diesel, surtout dans les immenses exploitations américaines. Le transport, ensuite : qu'il vienne d'Ouzbékistan, d'Inde ou des Etats-Unis, le coton parcourt plusieurs milliers de kilomètres jusqu'à la filature. Cette opération nécessite elle-même de l'énergie, ainsi que le tissage, l'ennoblissement (teinture et finition, qui utilise des produits à base de pétrole) et la confection.

Il faut enfin compter avec l'acheminement du produit fini jusqu'en France. Tour cela aura nécessité plus de 870 MJ, soit 25 litres de pétrole (source : Bio Intelligence Service). Mais le jean consommera encore l'équivalent de 37,7 litres de pétrole lors de son utilisation (lavage + lessive).

 
   
 
     

Combien de pétrole dans mes pneus ?

 
Combien de pétrole dans mes pneus ?
Un pneu = 27 litres de pétrole

Un pneu = 27 litres de pétrole

Un pneu "classique" de 7,25 kg est constitué de 5 kg de gomme (environ les deux tiers du poids) et de 2 kg d'acier et de rayonne. La gomme est elle-même constituée en grande partie de caoutchouc synthétique et de noir de carbone, des produits issus du pétrole.

Le pneu doit ensuite être "vulcanisé" dans un moule durant dix à quinze minutes, à une température comprise entre 150°C et 200°C et sous une pression de 21 bars. Au final, 27 litres de pétrole sont nécessaires pour un pneu tourisme (21 litres pour les matières premières et 6 litres pour le procédé de fabrication), et jusqu'à 102 litres pour un pneu poids lourd (source : Michelin).

La solution : le rechapage. Ce procédé offre une seconde vie au pneu en collant une nouvelle bande de roulement à la carcasse. Or c'est cette dernière qui contient 70 % du pétrole du pneu. On économise ainsi 18 litres de pétrole (source : Bridgeston).

 
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Combien de pétrole dans mon jus d'orange ?

 
Combien de pétrole dans mon jus d'orange ?
Un verre de jus d'orange = 2,5 g de pétrole

Un verre de jus d'orange = 2,5 g de pétrole

Plus de 80 % du jus d'orange consommé en Europe vient du Brésil, premier producteur mondial. Soit un trajet de 12 000 km pour arriver dans notre supermarché.

Afin de réduire les coûts de transport, il est transformé en concentré par évaporation de l'eau, puis congelé à - 18°C. Résultat : pour produire une tonne de jus, il faut 100 kilos de pétrole et 24 tonnes d'eau (qui lui seront ajoutées une fois l'Atlantique traversé).

C'est encore pire pour le jus d'orange en provenance de Floride : un seul litre requiert une tonne d'eau et 2 kilos de pétrole (source : Suren Erkman). Le dilemme, c'est que boire du "pur jus" ne règlera pas la solution : le jus non concentré pèse plus lourd et il faudra plus de bateaux pour le transporter.

Réfléchissez bien toutefois avant d'acheter vos légumes à n'importe quelle saison : pour chaque calorie de carotte venue d'Afrique du Sud par avion, il faut brûler 66 calories de carburant.

 
   
 
     

Combien de pétrole dans mon yaourt ?

 
Combien de pétrole dans mon yaourt ?
Un yaourt aux fraises = 6 g de pétrole

Un yaourt aux fraises = 6 g de pétrole

Difficile d'évaluer la quantité de pétrole "contenue" dans un produit aussi complexe qu'un yaourt aux fruits. Il y a la matière première (fraises, sucre, lait, pot, étiquettes…), mais aussi le trajet et le stockage du produit.

Selon les estimations d'une scientifique de l'institut allemand Wuppertal, il aura fallu parcourir 9 115 km aux différents ingrédients du yaourt pour arriver dans votre frigo. En tout, il faut compter 40 g de pétrole par kilo de yaourt.

Ajoutez 136 g de pétrole si vous allez l'acheter en voiture au supermarché, et 13 g pour le conserver 2 semaines dans le réfrigérateur.
Un autre institut suisse a calculé l'énergie utilisée pour la fabrication des différents ingrédients d'un hamburger (salade, steak, oignons…) et a trouvé un total de 20 MJ (soit 1,3 litre de pétrole environ).

 
   
 
     

Combien de pétrole dans mon ordinateur ?

 
Combien de pétrole dans mon ordinateur ?
Un ordinateur = 612 litres de pétrole

Un ordinateur = 612 litres de pétrole

Un ordinateur de 24 kilos accompagné d'un écran 17 pouces nécessite 1,8 tonne de matériaux dont 240 kg d'énergie fossile (312 litres de pétrole environ), 22 kg de produits chimiques et 1500 litres d'eau (source : Greenpeace).

Prenez en compte que 80 % des composants viennent d'Asie et que la majorité des ordinateurs voyagent en avion (pour arriver plus vite : les clients sont pressés !), et vous pouvez rajouter 300 litres de carburant par ordinateur.

S'il est difficile de trouver un ordinateur fabriqué en bas de la rue, on peut au moins être plus écolo sur l'utilisation : préférez par exemple les ordinateurs portables qui consomment 50 à 80 % de moins que les postes fixes, et une télé à écran plat qui permet 60 % d'économie par rapport à un tube cathodique. Et surtout, gardez votre équipement le plus longtemps possible sans céder aux sirènes des appareils dernier cri.

 
   
 
     

Combien de pétrole dans mon autoroute ?

 
Combien de pétrole dans mon autoroute ?
Un kilomètre d'autoroute = 59 800 litres de pétrole

Un kilomètre d'autoroute = 59800 litres de pétrole

Quand on pense transport, on réfléchit d'abord au carburant pour faire rouler les voitures. Mais il faut aussi compter le revêtement de la route (à refaire tous les 10 ans environ). Voici notre propre évaluation du pétrole nécessaire au revêtement d'un kilomètre d'autoroute.

L'enrobé contient 4 à 6 % de bitume, un résidu du pétrole, et sa fabrication nécessite 700 MJ/tonne (il faut chauffer entre 140°C et 170°C). (source: USIRF). Pour une autoroute de 2 x 2 voies et une épaisseur d'enrobé de 20 cm (moyenne basse), on obtient 35 tonnes de bitume et 10,8 tonnes d'équivalent pétrole pour la fabrication.

Des solutions plus écologiques commencent à voir le jour. Colas, le leader mondial de la construction de routes, a ainsi mis au point un liant de nature végétale, sans dérivé pétrochimique ni bitume, et un enrobé dont la température de fabrication est réduite et qui permet de 20 à 25 % d'économies d'énergie.

 
   
 
     

Combien de pétrole dans ma vie quotidienne ?

 
Le pétrole nécessaire pour :
Prendre un bain par jour pendant un an 1180 litres de pétrole
Chauffer un appartement de 80 m² pendant un an au chauffage fioul collectif 1600 litres de pétrole
Parcourir 15 000 km en voiture (moyenne française annuelle) 1260 litres de pétrole
La production sous serre d'un kg de concombre 0,6 litre de pétrole
La production d'un kg de viande de boeuf 2 litres de pétrole
La production d'un kg de poulet 0,2 litre de pétrole
La production d'un kg d'agneau de Nouvelle-Zélande (transport inclus) 7,9 litres de pétrole
La production d'une tonne d'azote pour la fertilisation des cultures valeur suspecte retirée !
Une paire de chaussures de sport de jogging 6 litres de pétrole
1 litre de détergent en bouteille plastique 0,5 litre de pétrole
1 ramette de papier (500 feuilles, 80 g/m²) 2,8 litres de pétrole
Un matelas futon double en coton 120 litres de pétrole
Un lave vaisselle 93 litres de pétrole
Source : BeCitizen

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